Mouvement anti Lru : Sur le site du point.fr , Des commentaires plus objectifs que les articles

 

 

 

Le point , journal du pouvoir , s’est lui aussi mis à défendre la lru avec un article publié le 30 avril . L’article nommé "L’université qui veut se suicider" ( pas peur du ridicule ) est comme son nom l’indique un violent pamphlet contre le mouvement universitaire , une oeuvre propagandiste de seconde zone . Ce genre d’article à charge est monnaie courante dans la presse et ce qui émeut n’est pas la nullité du travail journaliste mais l’objectivité et les propos censés des commentateurs de l’article.

 

Extrait des commentaires :

 

Pg : Baisse des effectifs

"Juste une précision : la baisse des effectifs relevée au Mirail n’esten rien spécifique à cette université. Elle affecte – avec uneintensité certes plus ou moins grande – toutes les universités delettres. La causalité directe "suggérée" dans l’article est donc trèslargement exagérée. Au reste cette baisse générale explique pourquoi laconférence des présidents d’université a accueilli comme une aubainel’intégration-dissolution des IUFM." (…)

"Comme le disait en sa langue le vieil Hugo, plutôt que de faire le procès de l’éclair ne convient-il pas de comprendre l’orage ?PG, enseignant chercheur ayant étudié au Mirail "

 

 

Math 31 : Manipulation

"Moi, j’aime bien ce genre d’article. Il nous montre bien comment lajournaliste, qui a discuté avec des personnes que je connais (pour oucontre le blocage), ne rend pas du tout la réalité. Et je parle deréalité à propos puisqu’il n’y en a qu’une. Par contre il existe desvérités. La vérité donnée dans cet article est effroyable : on démonteen trois paragraphes que le mouvement est un mouvement de clowns, voireune mascarade (par des profs qui le sont tout autant : M. Cabanel) eton expédie le danger des réformes en trois lignes.Et pourtant, alors que je ne suis pas pour le blocage de l’université,des papiers comme celui-ci me donne l’envie de passer de l’autre côtédes grilles bloquées…"

 

 

Etudiant honnete : Responsabilité ?

"Je n’étais pas pour le blocage et pour tout dire même pas pour lagrève. Puis je me suis intéressé et informé sur cette fameuse loi LRUet je dois avouer que j’ai été choqué par la finalité de cette réformedont les seuls bénéficiaires sont les entreprises ! Comment on est onarrivé là. Je vous en veux vous les adultes, les anciens qui avez bienprofité des acquis sociaux ( ce qui est tout à fait normal) mais si jevous en veux c’est parce que l’héritage que vous nous laissez est unedette énorme, des acquis sociaux qui disparaissent, du chômage duchômage du chômage et si emploi, des salaires de misère. Oui je lerépète DE MISERE ! Alors que nous ne sommes même pas encore entrés dansle monde du travail, il va falloir que nous nous endettions encore pourétudier ! Navez-vous pas autre chose à proposer qu’un crédit étudiant ?Votre immobilisme face aux dérives politiques qui, je me permets de lerappeler, précarise tout le monde : les enfants , les étudiants (dontcertains en sont réduit à se prostituer pour se loger) les salariés(jetables) les retraités etc etc. Si vous vous ne vous battez pas pourvous, ne nous reprochez pas de le faire pour nous.Je n’étais pas pour la grève et encore moins pour le blocage maismaintenant STOP.J’ai pris la décisions de sacrifier s’il le faut mon année et maLicence car je préfère passer une année à me battre pour mon avenir quepasser une année au Pôle emploi.Merci encore à vous les adultes, les sages les « responsables », merciencore de m’endetter et comptez sur moi pour payer votre retraite.Jean

 

Mathieu : Qui tue l’université ?

"Oui l’université est en crise, oui il faut la réformer et oui leblocage n’est pas une solution sur le long terme.Mais que dire de cet article. Ne soyons tout de même pas si alarmiste.Où est ici la nuance que l’on reproche aux bloqueurs de ne plus avoir.Effectivement les chiffres sont à la baisse, mais ce n’est pas du auxblocages, mais à un fait de société plus large. Oui l’université deToulouse est engagée, mais elle n’est pas la seule (notons que cetteannée le blocage toulousain à été bien plus tardif que dans bien desuniversités françaises). Ne tombons pas dans le misérabilisme àoutrance !Les temps ne sont certes pas aisés, mais la situation actuelle a été,est et sera accentuée par l’autisme d’un gouvernement qui pousse lacommunauté universitaire, dans sa majorité, au désespoir en nel’écoutant pas. Quand donc admettra-t-on qu’on ne peut réformer detelles institutions qu’avec l’avis des gens concernés sur le terrain etnon en prenant des décisions arbitraires dans les couloirs duministère. Certes il y a eu des consultations, mais les résultatsd’aucune n’ont été pris en compte.Le blocage à outrance est un moyen de grève qu’on peut ne pascautionner, un moyen de grève qui accentue souvent le désespoir decertains, un moyen de grève auquel on est arrivés cette année à caused’un gouvernement qui multiplie les attaques contre le service public,qui humilie les agents de l’état et qui n’a à l’esprit qu’une visioncomptable à court terme.Alors oui, l’université est malade, mais le mouvement de grève telqu’il est mené n’est qu’une bactérie là où le cancer provoqué parl’Etat fait des ravages."

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